Introduction à l'ingénierie de prompt
Mis à jour le 30 juillet 2026
Le pipeline d’évaluation de la section précédente n’était pas une fin en soi : c’était l’instrument. Cette section s’en sert pour pratiquer l’ingénierie de prompt — la discipline qui consiste à prendre un prompt existant et à l’améliorer de manière itérative, technique après technique, pour obtenir des résultats plus fiables et de meilleure qualité. Le mot important est itérative : on ne réécrit pas un prompt d’inspiration, on le fait progresser par étapes mesurées.
Le cycle d’amélioration
La démarche suit un cycle en cinq temps :
- Définir un objectif : que doit accomplir le prompt
- Écrire un prompt initial : une première tentative basique
- Évaluer le prompt : le tester par rapport à vos critères
- Appliquer des techniques : utiliser des méthodes spécifiques d’amélioration
- Ré-évaluer : vérifier que les changements sont positifs
Les étapes 4 et 5 se répètent jusqu’à satisfaction — chaque technique appliquée, chaque nouvelle mesure. Ce va-et-vient est ce qui distingue l’ingénierie du bricolage : une modification dont l’effet n’est pas mesuré n’est pas une amélioration, c’est un espoir.
Exemple : plan alimentaire pour athlètes
Le fil rouge de la section sera un cas réaliste : générer un plan alimentaire d’une journée pour un athlète, adapté à ses caractéristiques physiques et à ses restrictions.
Prompt initial (volontairement basique)
Que devrait manger cette personne ?
- Taille : {prompt_inputs["height"]}
- Poids : {prompt_inputs["weight"]}
- Objectif : {prompt_inputs["goal"]}
- Restrictions : {prompt_inputs["restrictions"]}
La question est vague à dessein — « que devrait manger cette personne ? » ne dit ni le format attendu, ni le niveau de détail, ni les exigences nutritionnelles. Passé dans le pipeline d’évaluation, ce prompt obtient un score de base de 2,3/10. C’est faible, et c’est normal pour un point de départ : ce chiffre n’est pas un échec, c’est la ligne de référence que chaque technique des prochaines leçons devra battre.
Critères d’évaluation
L’évaluateur note chaque réponse sur des attentes précises :
- Total calorique journalier
- Répartition des macronutriments
- Repas avec aliments, portions et horaires précis
Ces critères jouent un rôle stratégique : ils définissent opérationnellement ce que « bon » veut dire pour cette tâche. Un plan alimentaire sans total calorique n’est pas mauvais dans l’absolu — il est mauvais au regard de nos critères, et c’est cette précision qui rend les scores interprétables.
Analyser les résultats
Le score global dit si l’on progresse ; les rapports d’évaluation disent pourquoi. Ils détaillent les performances cas par cas, les raisons des mauvaises notes et les axes d’amélioration — telle réponse omettait les horaires, telle autre ignorait une restriction alimentaire. La bonne façon de les lire : chercher les patterns systématiques plutôt que les problèmes ponctuels. Une réponse ratée sur vingt est un accident ; quinze réponses sans total calorique désignent la prochaine technique à appliquer.
Le contrat de la section est ainsi posé : chaque leçon présentera une technique, l’appliquera au prompt du plan alimentaire, et devra se traduire par une amélioration mesurable dans les scores. La première au programme : être clair et direct.
Points clés à retenir
- L’ingénierie de prompt est itérative : améliorer par étapes, en mesurant chaque changement
- Cycle en cinq temps : objectif → prompt initial → évaluation → technique → ré-évaluation (et on boucle)
- Le score initial (ici 2,3/10) n’est pas un échec : c’est la ligne de référence à battre
- Les critères d’évaluation définissent opérationnellement ce que « bon » signifie pour votre tâche
- Lisez les rapports en cherchant les patterns systématiques — ils désignent la prochaine technique à appliquer