Un workflow d'évaluation type
Mis à jour le 30 juillet 2026
Avant d’écrire la moindre ligne de pipeline, il faut avoir le schéma d’ensemble en tête. Un workflow d’évaluation de prompts suit cinq étapes, toujours les mêmes — et une fois la boucle comprise, chaque leçon de cette section viendra simplement en implémenter un maillon. Déroulons-la sur un exemple minimal.
Étape 1 : Rédiger un prompt
Tout commence par un prompt initial, même volontairement basique :
prompt = f"""
Réponds a la question de l'utilisateur :
{question}
"""
Remarquez la forme : c’est un template, avec une variable {question} qui sera remplie à chaque exécution. C’est ce qui rend le prompt évaluable — on va pouvoir le confronter à des dizaines d’entrées différentes, pas à une seule. Et inutile de chercher la perfection à ce stade : la version 1 n’est qu’un point de départ à mesurer.
Étape 2 : Créer un jeu de données d’évaluation
Il faut ensuite une collection d’entrées de test. Notre template n’a qu’une variable, la question ; le jeu de données est donc une liste de questions variées :
- Combien font 2+2 ?
- Comment préparer du porridge ?
- À quelle distance se trouve la Lune ?
La variété est le critère qui compte : du calcul, de la procédure, du factuel — chaque famille de questions peut révéler une faiblesse différente du prompt. Trois entrées suffisent pour l’exemple ; en pratique, on en voudra davantage, et la leçon dédiée montrera comment générer ce jeu de données automatiquement.
Étape 3 : Soumettre à Claude
Le pipeline fusionne ensuite chaque question du jeu de données avec le template, envoie chaque prompt complet à Claude et collecte les réponses. À la sortie de cette étape, on dispose de paires : chaque entrée de test, accompagnée de la réponse que le prompt lui a value.
Étape 4 : Passer par un évaluateur
Reste à noter. Chaque paire question-réponse est soumise à un évaluateur qui lui attribue un score, généralement de 1 à 10 — nous verrons deux familles d’évaluateurs, par modèle et par code. La moyenne des scores résume la performance du prompt en un chiffre : des scores de 10, 4 et 9 donnent une moyenne de 7,66. Ce chiffre seul ne dit pas grand-chose ; sa valeur apparaît à l’étape suivante, quand il devient un point de comparaison.
Étape 5 : Modifier le prompt et recommencer
Avec ce score de référence établi, la boucle peut tourner : modifiez le prompt, relancez le processus, comparez.
prompt = f"""
Réponds a la question de l'utilisateur :
{question}
Réponds avec des details suffisants.
"""
Si le prompt v1 obtient 7,66 et le v2 obtient 8,7, vous détenez une preuve objective que l’ajout de « Réponds avec des détails suffisants » a amélioré la performance — sur l’ensemble du jeu de test, pas sur un exemple isolé. Et si le score avait baissé, c’est le v1 qu’on aurait gardé : la boucle protège autant qu’elle améliore, en interceptant les modifications qui dégradent sans qu’on s’en aperçoive.
C’est ce cycle — rédiger, tester, noter, comparer, itérer — que les prochaines leçons vont outiller pièce par pièce, du jeu de données généré par Claude jusqu’aux évaluateurs automatiques.
Points clés à retenir
- Cinq étapes invariables : prompt template → jeu de données → exécution → notation → itération
- Le prompt est un template à variables : c’est ce qui permet de le tester sur des entrées multiples
- Le jeu de données doit varier les familles d’entrées — chacune peut révéler une faiblesse différente
- La moyenne des scores résume une version ; sa vraie valeur est la comparaison entre versions
- La boucle prouve les améliorations et intercepte les régressions — plus de modifications à l’aveugle