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Personnalisation avancée

Mis à jour le 29 juillet 2026

Construire votre assistant sur mesure

Les Memories et les Projects, découverts séparément dans les leçons précédentes, ne révèlent leur intérêt réel qu’assemblés : combinés, ils produisent un assistant qui connaît à la fois votre métier et le dossier sur lequel vous travaillez à cet instant.

La distinction tient en une phrase. Les Memories retiennent qui vous êtes, indépendamment du dossier en cours : votre rôle et votre secteur, votre style de communication, vos outils habituels, vos contraintes récurrentes de budget, de réglementation ou d’équipe. Les Projects décrivent le contexte d’une mission précise : documents de référence, objectifs, règles de communication propres au dossier, interlocuteurs concernés. Dans un projet, Le Chat mobilise les deux couches simultanément — vous obtenez un interlocuteur qui sait que vous êtes consultant et que ce client-là est dans le luxe.

Le duo à l’œuvre, métier par métier

Un consultant en transformation digitale inscrira dans ses Memories son métier, la taille de ses clients — « Mes clients sont des ETI françaises, de 100 à 5 000 salariés » — et sa préférence pour des réponses structurées assorties de recommandations actionnables. Chaque client devient ensuite un projet distinct. Sur le client A, la bibliothèque contient l’audit initial, l’organigramme et la feuille de route : « L’interlocuteur principal est le DSI. La migration vers le cloud est la priorité. Budget validé : 200K euros. » Sur le client B, le brief marketing et l’analyse concurrentielle, sous un tout autre registre : « Le client est dans le secteur luxe. Ton haut de gamme. Le projet concerne la refonte de l’expérience client digitale. » Le style de conseil reste le vôtre, mais le vocabulaire bascule d’un projet à l’autre sans que vous le demandiez.

Un développeur suit la même logique. Ses Memories portent le socle durable — Python et TypeScript, clean code et design patterns, équipe en Agile — ses projets la pile du moment. Le projet API contient la spécification OpenAPI et le schéma de base de données : « Framework FastAPI. Base PostgreSQL. Toujours inclure les types et la doc docstring. » Le projet frontend réunit le design system et les maquettes Figma exportées : « React 19 + TypeScript strict. Tailwind CSS. Tests avec Vitest. »

Un responsable RH d’une entreprise de 300 personnes inscrira en mémoire la convention collective Syntec et son obligation de respecter le RGPD dans toute communication. Son projet recrutement rassemble fiches de poste, grille de salaires et processus interne : « Rédige les annonces en langage inclusif. Mentionne systématiquement les avantages sociaux. » Son projet formation contient catalogue, budget et évaluations : « Les formations doivent être éligibles au CPF quand possible. Format hybride privilégié. » Deux cadres, une seule identité professionnelle.

Préférences globales et modèles réutilisables

Au-delà des instructions par projet, les paramètres de Le Chat permettent de définir des préférences globales : format de sortie par défaut (Markdown, texte brut ou HTML), langue de réponse, niveau de détail, sujets à traiter avec précaution. Ces réglages s’appliquent partout.

Pour les tâches qui reviennent, constituez-vous des modèles d’instructions prêts à coller dans un nouveau projet. Un modèle « Analyse concurrentielle » tient en une consigne : « Analyse chaque concurrent selon ces critères : positionnement, tarification, forces, faiblesses, menaces pour nous. Format tableau quand possible. Sources citées obligatoirement. » Un modèle « Rédaction SEO » sera tout aussi opérationnel : « Chaque article doit inclure un titre H1 avec le mot-clé principal, des sous-titres H2 tous les 300 mots, une méta-description de 155 caractères, et un maillage interne vers nos pages existantes. »

Quand les couches se contredisent

Il arrive qu’une mémoire globale entre en conflit avec une instruction de projet. Le cas classique : votre mémoire indique « Réponds en français » et vous ouvrez un dossier international qui exige l’anglais. La règle est stable, les instructions du projet prennent le dessus sur les Memories. Rien ne vous empêche de trancher explicitement : « Pour ce projet, ignore ma préférence linguistique habituelle et réponds en anglais. »

Quatre dérives guettent ceux qui personnalisent beaucoup. L’accumulation de mémoires inutiles brouille le profil au lieu de l’affiner : supprimez ce qui ne sert plus. Les instructions de projets écrites à des mois d’intervalle finissent par se contredire entre elles ou avec vos Memories, d’où l’intérêt de les relire. Un changement de poste ou de contraintes rend vos mémoires fausses si vous ne les mettez pas à jour. Enfin, restez capable de fournir un contexte explicite hors de vos espaces habituels : la personnalisation est un outil, pas une béquille.

Le test grandeur nature demande dix minutes. Inscrivez cinq informations durables sur votre activité dans vos Memories, créez un projet autour de votre chantier principal avec ses documents et ses instructions, puis posez des questions de plus en plus spécifiques. Si les réponses portent à la fois la marque de votre profil et celle du dossier, la combinaison fonctionne.

Points clés à retenir

  • Memories définit votre identité persistante, Projects définit le contexte de la mission
  • La combinaison des deux crée un assistant véritablement personnalisé
  • Préparez des modèles d’instructions réutilisables pour vos tâches récurrentes
  • Les instructions de projet prennent le dessus sur les Memories en cas de conflit
  • Maintenez vos Memories à jour et évitez la surcharge d’informations