Explorer un codebase avec Vibe
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Leçon mise à jour le 2 novembre 2026 : le mode Plan intégré n’existe plus dans Vibe Code ; l’exploration en lecture seule passe par l’agent
askou par un agent personnalisé. Source : Agents.
Le scan automatique du projet
Dès que vous lancez Vibe dans un répertoire, l’agent effectue un scan automatique de votre projet, et ce travail a lieu avant même que vous ayez tapé votre premier message. Il relève l’arborescence des fichiers — structure des dossiers, fichiers principaux, fichiers de configuration —, puis le statut Git avec la branch active, les fichiers modifiés, les fichiers non suivis et le dernier commit. Il identifie ensuite le type de projet grâce aux fichiers de configuration présents (package.json, pyproject.toml, Cargo.toml, etc.) et lit ces manifestes pour connaître les dépendances déclarées.
Ce contexte est injecté dans la conversation dès l’ouverture. La conséquence est très concrète : ouvrez Vibe dans un dépôt que vous n’avez jamais vu, demandez « Quelle est l’architecture de ce projet ? », et l’agent répond immédiatement, parce qu’il n’a rien à aller chercher — l’arborescence et les manifestes sont déjà sous ses yeux.
Naviguer dans le code
Dans un projet inconnu, la première question est presque toujours celle de la structure d’ensemble. Formulez-la simplement :
Donne-moi une vue d'ensemble de ce projet. Quels sont les fichiers principaux et comment sont-ils organisés ?
Vibe parcourt les répertoires, ouvre les fichiers clés — README, configuration, points d’entrée — et vous rend une synthèse. À partir de là, vous pouvez chercher précisément. Pour retrouver une fonction, une variable ou un motif dans le code, l’agent s’appuie en arrière-plan sur grep et ripgrep ; il choisit lui-même l’outil le plus efficace et privilégie ripgrep sur les projets volumineux, pour la rapidité. Les questions se posent en langage naturel :
Où est définie la fonction handleAuthentication ?
Trouve tous les fichiers qui importent le module database
Quels endpoints utilisent le middleware rateLimiter ?
Quand vous savez déjà quel fichier vous intéresse, dirigez l’attention de l’agent avec le préfixe @, épaulé par l’autocomplétion :
Explique-moi le code dans @src/api/routes/auth.ts
Rien ne vous limite à une seule référence par message, ce qui rend les comparaisons directes très naturelles :
Compare @src/old/handler.py et @src/new/handler.py, quelles sont les différences ?
Le contexte Git, lu en temps réel
Parce que Vibe suit l’état du dépôt pendant la session, vous pouvez l’interroger sur votre travail en cours plutôt que sur le code figé. Demandez-lui quels fichiers ont été modifiés depuis le dernier commit, faites-lui résumer les changements de la branch feature/auth par rapport à main, ou repérez les fichiers non suivis qui mériteraient d’entrer dans le .gitignore. Dans chaque cas, l’agent exécute lui-même les commandes nécessaires — git status, git diff, git log — et vous en restitue le résultat sous une forme lisible, sans que vous ayez à décoder une sortie brute.
La même logique s’applique aux dépendances. Une question du type « Quelles sont les dépendances principales de ce projet ? Y en a-t-il d’obsolètes ? » amène l’agent à lire le package.json, le pyproject.toml ou l’équivalent de votre écosystème. Et si un serveur MCP de fetch est configuré, il peut même vérifier les versions réellement disponibles pour répondre à « Ce projet utilise-t-il une version récente de React ? ».
Creuser par la conversation
Le véritable intérêt de Vibe pour l’exploration tient au caractère conversationnel de l’échange : chaque réponse ouvre la question suivante, plus précise.
> Explique la structure du dossier src/services/
< Le dossier contient 5 services : auth, email, payment, storage et notification...
> Détaille le service payment, comment gère-t-il les webhooks ?
< Le service payment utilise Stripe avec un handler de webhooks dans payment/webhooks.ts...
> Montre-moi le code du handler de webhooks
< [Affiche le contenu du fichier]
Cette approche itérative va souvent plus vite qu’une recherche manuelle dans l’éditeur, précisément dans le cas où vous êtes le moins outillé : quand vous ne connaissez pas encore la codebase et que vous ne savez donc pas quoi chercher.
Explorer sans risque avec l’agent ask ou un agent en lecture seule
Auditer du code tiers ou fouiller un projet sensible pose une question légitime : et si l’agent modifiait quelque chose ? Vibe n’a plus de mode Plan intégré. Deux réponses : l’agent ask, choisi avec Shift+Tab ou vibe --agent ask, qui vous demande avant chaque outil ; ou, mieux, un agent personnalisé en lecture seule (disabled_tools = ["edit", "write_file"], bash en ask), décrit dans le cours Mistral Vibe Avancé. Ce dernier se comporte ainsi :
| L’agent peut | L’agent ne peut pas |
|---|---|
| Lire des fichiers | Écrire ou modifier des fichiers |
| Chercher dans le code | Exécuter des commandes shell |
| Analyser la structure du projet | Créer de nouveaux fichiers |
Prenez le réflexe de basculer sur un agent en lecture seule avant toute revue de code que vous n’avez pas vous-même écrit : vous gardez tout le confort d’exploration décrit plus haut, sans aucune possibilité d’effet de bord.
Points clés à retenir
- Vibe scanne automatiquement l’arborescence, le statut Git et les dépendances au lancement
- Le préfixe @ permet de référencer des fichiers spécifiques avec autocomplétion
- Les recherches dans le code utilisent grep/ripgrep en arrière-plan
- L’exploration conversationnelle permet de creuser progressivement dans le code
- Un agent en lecture seule (ou l’agent
ask) garantit une exploration sans effet de bord