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Leçon 4 sur 16 · Mistral Vibe — Le CLI de Codage IA

Fonctionnalités clés de Vibe

Leçon 4 sur 16 Mis à jour le 2 novembre 2026 Développeur
Sur cette page
  1. Les outils intégrés
  2. Le contexte automatique
  3. L’autocomplétion
  4. L’historique persistant
  5. Les modes d’approbation et la sécurité
  6. Points clés à retenir

Leçon mise à jour le 2 novembre 2026 d’après la documentation de Vibe Code : les anciens modes Default, Plan et Auto approve ont laissé place aux agents ask, accept-edits (par défaut), smart-approve et auto-approve. Source : Safety, approvals, and permissions.

Les outils intégrés

Vibe n’est pas un simple chatbot : c’est un agent doté d’outils concrets qu’il peut appeler pour interagir avec votre codebase. Chaque outil a un rôle précis et peut être invoqué automatiquement selon le contexte de votre demande. Vous n’avez rien à déclencher vous-même : c’est le modèle qui décide, à partir de votre phrase, qu’il lui faut d’abord lire un fichier puis lancer une recherche.

Opérations sur les fichiers

L’ensemble d’outils fichier constitue le coeur de Vibe. Trois outils s’y partagent le travail :

OutilRôle
read_fileLire le contenu d’un fichier, avant toute proposition de modification
write_fileÉcrire ou créer un fichier complet, ou en réécrire un existant intégralement
editEffectuer un remplacement ciblé dans un fichier (anciennement search_replace)

La distinction entre les deux derniers est capitale à l’usage. edit est le plus employé parce qu’il remplace exactement le bloc concerné sans toucher au reste : sur un fichier de mille lignes dont vous corrigez une condition, il ne touche que cette condition. write_file réécrit tout, ce qui convient à la création d’un fichier mais expose à des pertes de contenu sur un fichier volumineux existant.

Exécution de commandes shell

Vibe intègre un terminal bash stateful : les variables d’environnement, le répertoire courant et l’état du shell sont préservés entre les commandes. Si l’agent fait un cd puis exporte une variable, la commande suivante en hérite, ce qui lui permet d’enchaîner une séquence de travail réaliste.

# Exemples d'actions que Vibe peut exécuter
npm run test                    # Lancer les tests
git status                      # Vérifier l'état du dépôt
pip install requests            # Installer une dépendance
docker compose up -d            # Démarrer des services

Avec l’agent par défaut, chaque commande shell demande votre approbation, à l’exception de quelques commandes en lecture seule autorisées d’office (ls, pwd, cat, git status…) et de celles que vous ajoutez à la liste d’autorisation de l’outil bash. C’est un garde-fou important : vous voyez la commande exacte avant qu’elle ne parte.

Recherche dans le code

Pour retrouver du code, Vibe dispose de grep, la recherche récursive classique, et de ripgrep, sa version ultra-rapide optimisée pour les codebases volumineuses. L’agent choisit automatiquement l’outil le plus adapté. Quand vous demandez « Où est définie la fonction authenticate ? », il lance une recherche récursive et vous montre les résultats, fichier et ligne à l’appui, plutôt que de deviner.

Gestion de tâches

L’outil todo maintient une liste de tâches pendant votre session. Son intérêt apparaît sur les chantiers en plusieurs étapes, typiquement un refactoring. Demandez par exemple :

Crée un plan pour migrer ce projet de Express à Fastify

Vibe crée une todo list avec les étapes, puis les coche au fur et à mesure. Vous voyez à tout moment où en est le chantier, en affichant cette liste avec Cmd+\ (macOS) ou Alt+\. C’est aussi ce qui empêche l’agent d’oublier la moitié du travail après une longue conversation.

Le contexte automatique

L’une des forces de Vibe est sa capacité à comprendre votre projet sans que vous ayez à tout expliquer. À chaque lancement, l’agent scanne l’arborescence pour identifier la structure, les fichiers de configuration et les dossiers importants ; il lit le statut Git — branche active, fichiers modifiés, commits récents ; il détecte le type de projet, Node.js, Python, Rust ou Go ; et il identifie les dépendances via package.json, pyproject.toml, Cargo.toml ou go.mod.

Ce contexte est injecté automatiquement dans la conversation. Résultat concret : votre tout premier message dans un projet Rust obtient une réponse qui parle de Cargo et de crates, sans que vous ayez eu à préciser le langage.

L’autocomplétion

L’interface propose deux systèmes d’autocomplétion. Le premier concerne les fichiers : tapez @ suivi du début d’un chemin pour voir les suggestions apparaître.

Explique le code dans @src/auth/middleware.ts

Vibe lira automatiquement le fichier référencé et l’inclura dans le contexte de sa réponse ; vous pouvez en référencer plusieurs dans un même message, pratique pour comparer deux implémentations. Le second système concerne les slash commands : tapez / et parcourez les options avec les flèches.

L’historique persistant

Vos conversations sont sauvegardées automatiquement. Vous reprenez la dernière session avec vibe --continue (ou vibe -c), et une session précise par son identifiant avec vibe --resume abc123. Le cas d’usage typique : vous fermez le terminal en fin de journée au milieu d’un débogage et vous reprenez le lendemain sans réexpliquer le problème. L’historique est stocké localement dans ~/.vibe/ — vos données restent sur votre machine.

Les modes d’approbation et la sécurité

Le contrôle des actions passe par l’agent actif, que vous faites défiler avec Shift+Tab. ask demande avant chaque outil : c’est le plus sûr, idéal pour explorer un dépôt inconnu. accept-edits, l’agent par défaut, modifie les fichiers du répertoire de travail sans demander mais vous consulte avant une commande shell. smart-approve fait classer chaque appel par un modèle et ne vous soumet que les actions jugées risquées. auto-approve exécute tout sans confirmation ; réservez-le aux environnements de confiance et isolés. Il n’y a plus de mode « Plan » intégré : le cours Mistral Vibe Avancé montre comment créer un agent de planification en lecture seule.

Cette prudence se retrouve dans le reste du produit, qui adopte une approche conservative en matière de sécurité. Vibe demande avant d’agir hors du répertoire de travail ou de toucher aux fichiers .env, et le système de dossiers de confiance décide si la configuration propre à un projet (agents, skills, serveurs MCP) peut être chargée.

Points clés à retenir

  • Vibe dispose de 4 catégories d’outils : fichiers, shell, recherche et todo
  • Le contexte projet est scanné automatiquement à chaque lancement (arborescence, Git, dépendances)
  • L’autocomplétion @ pour les fichiers et / pour les commandes accélère les interactions
  • L’historique est persistant et les sessions peuvent être reprises
  • Quatre agents d’approbation (ask, accept-edits par défaut, smart-approve, auto-approve) règlent le niveau de contrôle