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Sessions et historique

Mis à jour le 29 juillet 2026

Ce qu’une session contient

Chaque fois que vous tapez vibe, une nouvelle session est créée. Elle enregistre l’intégralité de l’échange : vos messages, les réponses de l’agent, les commandes exécutées, les fichiers lus et les modifications effectuées. Cette sauvegarde est automatique et continue, dans le répertoire ~/.vibe/ — vous n’avez aucune commande à taper pour la déclencher, chaque tour de conversation est persisté au fur et à mesure.

La conséquence pratique arrive le jour où vous fermez votre terminal par accident, ou simplement le soir venu.

Reprendre où vous en étiez

Le cas le plus fréquent se règle avec --continue :

vibe --continue

Ou sa version raccourcie :

vibe -c

Vibe recharge la dernière session avec la totalité de son contexte : historique de conversation, état des fichiers, todo list en cours. L’agent reprend au point exact où il s’était arrêté, sans que vous ayez à lui réexpliquer le chantier.

Quand plusieurs sessions coexistent et que vous visez l’une d’elles en particulier, passez son identifiant à --resume :

vibe --resume abc123def

Chaque session possède un identifiant unique, que vous retrouvez dans le répertoire ~/.vibe/sessions/ ou en consultant l’historique.

Cette persistance prend tout son sens sur les refactorings étalés sur plusieurs jours : vous avancez sur un plan de migration, vous fermez le terminal, et le lendemain matin vibe -c vous rend l’historique des messages, l’état des outils — fichiers lus, commandes exécutées —, la todo list avec son avancement et jusqu’aux résultats des recherches déjà effectuées dans le code.

Quand il vaut mieux repartir de zéro

Reprendre n’est pas toujours le bon réflexe. Trois situations appellent une session neuve : vous changez de projet ou de répertoire de travail, vous passez à une tâche sans rapport avec la précédente, ou le contexte accumulé est devenu si volumineux que les réponses ralentissent. Dans ces cas, il suffit de lancer la commande nue :

vibe

Sans --continue ni --resume, Vibe crée systématiquement une nouvelle session, même si une session récente existe.

Le motif de la lenteur mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il est cumulatif et silencieux. Plus une session dure, plus le contexte grandit, avec deux effets simultanés : le modèle doit traiter davantage de tokens à chaque échange, ce qui allonge les temps de réponse, et chaque requête inclut cet historique dans le contexte facturable, ce qui augmente le coût. Une session ouverte depuis trois jours coûte donc plus cher qu’une session fraîche pour un travail identique.

Alléger sans changer de répertoire

Si la conversation s’est alourdie mais que vous voulez rester exactement là où vous êtes, la slash command /clear efface l’historique tout en conservant la session :

/clear

Le contexte projet — arborescence, statut Git — est simplement re-scanné au message suivant, si bien que vous repartez léger sans rien perdre de ce que Vibe sait de votre dépôt.

L’autre discipline, complémentaire, consiste à ouvrir une session par thème de travail plutôt qu’une session fourre-tout. Un chantier de fond d’un côté :

# Session pour le refactoring auth
cd /chemin/projet
vibe "Commençons le refactoring du module d'authentification"
# ... travail ...
# Ctrl+C pour quitter

# Le lendemain, reprendre
vibe -c

Et une session distincte pour l’urgence qui tombe au milieu :

# Session séparée pour un bug fix urgent
cd /chemin/projet
vibe "Il y a un bug critique en production sur le endpoint /api/orders"

Chaque session garde son propre historique. Le correctif de production ne vient pas polluer le raisonnement du refactoring, et réciproquement.

Historique des commandes et stockage

À côté de l’historique de conversation, Vibe conserve un historique des commandes tapées en mode interactif. Les flèches haut et bas y naviguent, exactement comme dans un shell classique : vous récupérez un prompt bien formulé de la veille sans le réécrire.

Sur le plan de la confidentialité, retenez que toutes les données de session restent locales, dans ~/.vibe/. Vos conversations, votre code et vos commandes ne sont jamais transmis à un service tiers à des fins de stockage ; seules les requêtes adressées au modèle transitent par l’API Mistral, ou par le provider que vous avez configuré. Si l’emplacement par défaut ne vous convient pas — disque chiffré, volume dédié —, redéfinissez-le :

export VIBE_HOME="/chemin/vers/stockage"

Points clés à retenir

  • Chaque lancement de vibe crée une nouvelle session, sauvegardée automatiquement
  • vibe -c reprend la dernière session avec tout le contexte
  • vibe --resume ID reprend une session spécifique par son identifiant
  • /clear efface l’historique en session pour repartir sur un contexte léger
  • Créez des sessions thématiques pour éviter de mélanger les contextes
  • Toutes les données sont stockées localement dans ~/.vibe/