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Analyser des Images dans Le Chat

Mis à jour le 28 juillet 2026

Votre première analyse d’image

Le Chat de Mistral vous permet d’analyser n’importe quelle image en quelques secondes. L’opération est aussi simple que d’envoyer un message : vous uploadez votre fichier, vous posez votre question, et le modèle multimodal fait le reste. Cette leçon vous montre concrètement comment procéder, quels types d’analyses sont possibles, et surtout comment formuler vos demandes pour obtenir des réponses réellement utiles — car c’est là que se joue la différence entre un gadget et un outil de travail.

Comment uploader une image

Trois méthodes s’offrent à vous, et vous adopterez vite celle qui colle à votre façon de travailler. La plus rapide est le glisser-déposer : vous attrapez le fichier depuis votre bureau ou votre explorateur et vous le lâchez directement dans la zone de conversation. Si vous préférez passer par un sélecteur de fichiers, cliquez sur l’icône de pièce jointe (le trombone) à côté de la zone de saisie. Enfin, le copier-coller est imbattable pour les captures d’écran : vous copiez l’image dans votre presse-papier et vous la collez dans Le Chat avec Ctrl+V (ou Cmd+V sur Mac) — pas besoin d’enregistrer un fichier intermédiaire.

Les formats acceptés couvrent les images courantes : JPEG, PNG, WebP et GIF. La taille maximale dépend du modèle utilisé, mais en pratique, les photos prises avec un smartphone ou les captures d’écran passent sans problème.

Types d’analyses possibles

Une fois votre image uploadée, le modèle peut répondre à une grande variété de questions. Le premier réflexe est la description générale : demandez « Que vois-tu sur cette image ? » ou « Décris cette photo », et le modèle identifie les éléments principaux — objets, personnes, paysages, couleurs, texte visible. C’est utile pour obtenir une description accessible d’une image ou vérifier rapidement son contenu avant de l’envoyer à quelqu’un.

Vient ensuite l’identification : vous montrez un monument photographié en vacances et demandez « Quel est ce monument ? », vous photographiez une feuille et demandez « De quel type de plante s’agit-il ? », ou vous cherchez « Quelle marque est visible sur ce produit ? ». Le modèle mobilise ses connaissances pour tenter une identification. Il n’est pas infaillible — nous y reviendrons — mais les résultats sont souvent surprenants de précision sur les objets courants.

Troisième famille : la lecture de texte, un OCR basique intégré. Si votre image contient du texte — panneau, carte de visite, affiche, capture d’écran — le modèle le lit et le retranscrit. Vous pouvez demander « Lis le texte sur cette photo », ou cibler directement l’information qui vous intéresse : « Quel est le numéro de téléphone sur cette carte de visite ? ». C’est un gain de temps considérable quand vous devez récupérer les coordonnées d’un contact rencontré en salon sans les ressaisir à la main.

Enfin, le modèle ne se contente pas de décrire : il interprète. Vous pouvez lui demander si une tenue est adaptée pour un entretien d’embauche, si un plat photographié semble équilibré nutritionnellement, ou quel est le message principal d’une publicité. Cette capacité d’interprétation contextuelle est ce qui distingue un modèle multimodal moderne d’un simple outil de reconnaissance d’objets.

Formuler de bonnes questions

La qualité de l’analyse dépend beaucoup de la façon dont vous formulez votre demande. Une question vague produit une réponse vague : « Analyse cette image » vous vaudra une description généraliste, alors que « Quels sont les chiffres de vente affichés dans ce graphique ? » vous donne exactement ce que vous cherchez. Donnez aussi du contexte quand l’image seule ne suffit pas : « Voici la photo d’un plat que j’ai préparé. Estime les calories approximatives » oriente le modèle vers le bon type d’analyse. Et n’hésitez pas à imposer un format de sortie — « Liste les éléments visibles sous forme de puces » ou « Résume en une phrase ce que montre cette image » — pour obtenir une réponse directement exploitable.

Limites à connaître

Le modèle de vision est puissant, mais il faut travailler avec ses limites en tête. Sur un texte très petit ou flou — une photo de contrat prise de loin, par exemple — il peut mal lire, voire inventer des caractères plausibles : c’est le piège le plus sournois, car l’erreur ne saute pas aux yeux. Une image sombre, surexposée ou très abstraite donnera pareillement des résultats moins fiables. Pensez aussi à la confidentialité : le modèle lit toutes les données visibles sur l’image, donc soyez prudent avec les documents sensibles — un RIB qui traîne dans le coin d’une capture d’écran sera lu comme le reste. Enfin, chaque image est analysée indépendamment, sauf si vous envoyez plusieurs images dans la même conversation : il n’y a pas de mémoire visuelle entre conversations distinctes.

Mise en pratique

Pour ancrer ces réflexes, faites trois essais dans Le Chat dès maintenant. Prenez d’abord une photo d’un objet sur votre bureau et demandez au modèle de le décrire — comparez sa description avec ce que vous voyez. Faites ensuite une capture d’écran d’un article de presse et demandez un résumé du titre et du chapeau. Enfin, photographiez un reçu ou un ticket et demandez d’en extraire le montant total : c’est l’exercice le plus proche d’un usage professionnel réel, et il vous montrera immédiatement le niveau de fiabilité de l’OCR intégré.

Points clés à retenir

  • Trois méthodes pour uploader : glisser-déposer, bouton trombone, copier-coller
  • Le modèle peut décrire, identifier, lire du texte et interpréter le contexte d’une image
  • Des questions spécifiques donnent de meilleurs résultats que des demandes vagues
  • Attention aux images de mauvaise qualité et aux documents sensibles