Créer votre premier skill
Mis à jour le 29 juillet 2026
Objectifs
À l’issue de cette leçon, vous serez capable de :
- Créer un skill de zéro avec le bon format de frontmatter
- Tester et vérifier qu’un skill se charge correctement dans Claude Code
- Expliquer comment Claude Code fait correspondre les requêtes aux skills disponibles
- Décrire la hiérarchie de priorité des skills (Enterprise, Personnel, Projet, Plugins)
Construire le skill pas à pas
Nous allons écrire ensemble un skill qui apprend à Claude à rédiger des descriptions de pull request dans un format cohérent. C’est un skill personnel : il vit dans votre répertoire personnel et vous suivra donc dans tous vos projets, ce qui est exactement ce qu’on veut pour une préférence de rédaction qui vous appartient plutôt qu’à une équipe.
La première étape consiste à créer le répertoire du skill dans le dossier des skills personnels.
mkdir -p ~/.claude/skills/pr-description
Vous y déposez ensuite un fichier SKILL.md construit en deux parties séparées par les tirets du frontmatter.
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name: pr-description
description: Writes pull request descriptions. Use when creating a PR, writing a PR, or when the user asks to summarize changes for a pull request.
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When writing a PR description:
1. Run `git diff main...HEAD` to see all changes on this branch
2. Write a description following this format:
## What
One sentence explaining what this PR does.
## Why
Brief context on why this change is needed
## Changes
- Bullet points of specific changes made
- Group related changes together
- Mention any files deleted or renamed
Trois éléments méritent d’être distingués dans ce fichier. Le name identifie le skill. La description indique à Claude quand l’utiliser : c’est elle, et elle seule, qui sert de critère de correspondance, d’où sa formulation volontairement riche en tournures que vous emploieriez réellement. Enfin, tout ce qui suit le second bloc de tirets constitue les instructions que Claude suivra une fois le skill activé — ici, une procédure en deux temps et un gabarit de sortie.
Vérifier que le skill vit
Claude Code charge les skills au démarrage : redémarrez votre session après en avoir créé un, sans quoi vous chercherez longtemps pourquoi rien ne se passe. Consultez ensuite la liste des skills pour confirmer que pr-description y figure.
Le vrai test vient ensuite. Faites quelques modifications sur une branche, puis demandez simplement « écris une description de PR pour mes changements ». Claude vous indiquera qu’il utilise le skill pr-description, consultera votre diff et rédigera la description selon votre template. Refaites l’exercice sur une autre branche, la semaine suivante : même format, même structure, sans que vous ayez eu à le rappeler.
Comment se fait la correspondance
Au démarrage, Claude Code scanne quatre emplacements à la recherche de skills mais ne retient que le nom et la description de chacun, jamais le contenu complet. Quand vous envoyez une requête, il confronte votre message à ces descriptions et cherche un recouvrement de sens, pas une correspondance littérale. Une demande formulée « explique ce que fait cette fonction » déclenchera ainsi un skill décrit comme « explique du code avec des diagrammes visuels », parce que l’intention se recoupe même si aucun mot n’est commun.
La correspondance trouvée, Claude vous demande de confirmer le chargement du skill. Cette étape n’est pas une formalité : elle vous montre quel contexte s’apprête à rejoindre la conversation, et vous laisse le refuser si ce n’était pas ce que vous vouliez.
Quand deux skills portent le même nom
Vous clonez un dépôt qui contient un skill nommé exactement comme l’un des vôtres. Lequel s’applique ? L’ordre de priorité est fixe, du plus fort au plus faible :
- Enterprise — paramètres gérés, priorité la plus élevée
- Personnel — votre répertoire personnel (
~/.claude/skills) - Projet — le répertoire
.claude/skillsdans le dépôt - Plugins — plugins installés, priorité la plus basse
Cette hiérarchie a une logique : elle permet à une organisation d’imposer des standards non contournables par les skills enterprise, tout en laissant chacun personnaliser le reste. Elle a aussi une conséquence pratique pour vous, qui consiste à nommer précisément. Un skill baptisé review entrera tôt ou tard en collision avec celui d’un collègue ou d’un plugin ; frontend-review et backend-review cohabiteront sans effort et se déclencheront plus justement.
L’entretien courant, lui, tient en trois gestes. Pour mettre à jour un skill, éditez son fichier SKILL.md. Pour le supprimer, supprimez son répertoire. Dans les deux cas, redémarrez Claude Code : c’est l’oubli qui explique la quasi-totalité des « mon skill ne marche plus ».
Avant de passer à la suite, choisissez une tâche que vous répétez dans votre semaine et écrivez la description que vous lui donneriez — l’exercice de formulation est plus révélateur qu’il n’y paraît. Demandez-vous aussi comment cette hiérarchie de priorité orientera la stratégie de votre équipe : qui définit quoi, à quel niveau, et sous quel nom.