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Leçon 13 sur 14 · Apps SDK et plugins ChatGPT — serveurs MCP et interfaces

Monétiser dans le respect des règles

Leçon 13 sur 14 Mis à jour le 3 novembre 2026 Développeur
Sur cette page
  1. Ce que disent les règles
  2. Le cas des services à abonnement
  3. Vendre des biens physiques
  4. Que reste-t-il comme modèle économique ?
  5. Points clés à retenir

Leçon réécrite le 3 novembre 2026 d’après la section Commerce and monetization des Plugin guidelines d’OpenAI. L’ancienne leçon conseillait le freemium, l’abonnement et le paiement à l’usage à l’intérieur de l’app : les règles des plugins interdisent aujourd’hui de vendre des produits ou services numériques, abonnements compris, directement ou par un upsell freemium. Source : Plugin guidelines.

Ce que disent les règles

La règle centrale tient en une phrase : un plugin ne peut faire du commerce que pour des biens physiques. Vendre des produits ou des services numériques — abonnements, contenus numériques, jetons, crédits — n’est pas permis, que l’offre soit directe ou indirecte, par exemple au travers d’un upsell freemium. Trois autres règles complètent le cadre :

  • Pas de publicité. Un plugin ne doit pas afficher de publicités ni exister principalement comme support publicitaire ; il doit apporter une fonction réelle, utile par elle-même.
  • Pas de version au rabais. Si une fonction existe aussi sur votre site ou votre application, le plugin ne doit pas en offrir une version moins bonne, ni appliquer des frais ou des tarifs propres à ChatGPT qui pénaliseraient l’utilisateur. Des remises temporaires sur d’autres plateformes restent permises.
  • Pas de promotion dans la fiche. Le nom, le sous-titre et la description ne mettent en avant ni tarifs, ni abonnements, ni essais gratuits, ni remises, ni promotions.

Le cas des services à abonnement

Les règles ne ferment pas la porte aux services payants existants : un utilisateur peut se connecter à un compte payant qu’il possède déjà et utiliser dans le plugin les fonctions incluses dans son abonnement. Ce qui est interdit, c’est d’afficher des formules, de lancer un nouvel abonnement ou de pousser à une montée en gamme.

Quand une fonction exige une autre formule ou d’autres droits que ceux de l’utilisateur, le plugin peut l’expliquer, pour que l’utilisateur comprenne pourquoi la fonction n’est pas disponible.

Le plugin peutLe plugin ne peut pas
Expliquer qu’une fonction n’est pas incluse dans la formule ou les droits actuels de l’utilisateurAfficher des formules d’abonnement ou pousser à une montée en gamme
Renvoyer vers une page d’information qui décrit les formules ou les options disponiblesRenvoyer directement vers une page de paiement ou une autre page transactionnelle
Laisser l’utilisateur se connecter à son compte payant existantRenvoyer vers une page qui lance explicitement une montée en gamme, un abonnement ou un achat

Côté conception, cela se traduit dans vos outils. Un outil appelé par un utilisateur qui n’a pas les droits nécessaires renvoie une erreur claire — par exemple un résultat isError: true qui explique que la fonction n’est pas incluse dans sa formule — plutôt qu’un lien de paiement. Et la vérification des droits se fait côté serveur, d’après le compte authentifié, comme toute autorisation (leçon 8).

Vendre des biens physiques

Si votre activité vend des biens physiques, le plugin peut porter le parcours d’achat, en respectant trois choses vues à la leçon 7 : le paiement externe, sur votre propre domaine, est la voie requise tant que le paiement intégré à ChatGPT n’est pas ouvert à votre plugin ; aucune autre solution de paiement tierce ne peut être intégrée à l’interface ; et le serveur fait foi pour les prix et les commandes.

Les règles dressent en outre une liste de biens et de services qu’un plugin ne peut ni vendre, ni promouvoir, ni faciliter. Elle couvre notamment :

  • les contenus et services pour adultes ;
  • les jeux d’argent ;
  • les drogues illégales ou réglementées et le matériel associé ;
  • les médicaments sur ordonnance et les produits soumis à une limite d’âge ;
  • les biens illicites (contrefaçons, objets volés, outils de fraude ou de piratage) ;
  • les logiciels malveillants et les dispositifs de surveillance cachée ;
  • le tabac et les produits à la nicotine ;
  • les armes, munitions, explosifs et matériels dangereux ;
  • les services frauduleux ou à haut risque, comme les faux documents, certains services financiers abusifs, ou l’exécution de virements, de transferts de cryptomonnaies ou d’ordres de bourse.

Consultez la liste complète avant de concevoir un parcours d’achat : elle est plus détaillée que ce résumé, et elle évolue.

Que reste-t-il comme modèle économique ?

Le plugin n’est pas un produit qu’on facture dans ChatGPT : c’est un accès à votre service depuis ChatGPT et Codex. La valeur se joue ailleurs que dans une grille tarifaire intégrée :

  • servir vos clients existants là où ils travaillent, avec les fonctions de leur abonnement ;
  • vendre vos biens physiques, avec un paiement sur votre domaine ;
  • rendre votre service utile au point qu’on veuille l’utiliser, la découverte passant par le répertoire et, pour les plugins les plus utiles, par une distribution renforcée qu’OpenAI accorde sans qu’on puisse la demander.

OpenAI indique travailler à élargir les usages commerciaux autorisés. Avant tout projet, relisez la section Commerce and monetization des règles : c’est elle qui fait foi, et ce cours ne la remplace pas.

Points clés à retenir

  • Commerce limité aux biens physiques ; produits et services numériques interdits, abonnements et upsells freemium compris
  • Un abonné peut utiliser son compte payant existant ; le plugin peut expliquer une limite et renvoyer vers une page d’information, jamais vers un paiement
  • Pas de publicité, pas de version dégradée, pas de frais propres à ChatGPT
  • Paiement externe sur votre domaine, sans solution de paiement tierce intégrée
  • Une liste de biens et services interdits à vérifier avant tout parcours d’achat